Sous les pavés, la... rage !

< avril 2020 (n° 474) >

Avec avril, voici revenue l'époque bénite des classiques les plus réputés du cyclisme, à commencer par le mythique Paris-Roubaix ! À dire vrai, on n'est moins là au royaume du seul vélo que dans la vie, avec ce qu'elle peut receller d'exaltant comme de débillitant. L'enfer du nord n'est plus en l'occurrence qu'une formule caducque, les organisateurs mettant à l'évidance plus de temps à exumer des secteurs chaoteux que les coureurs à les traverser. Mais la tragédie reste aux aguêts et il est rare que la distance, surtout quand la météo s'emmêle, se parcourt autrement que dans le sang et les larmes. Cela étant, n'est-ce pas le propre du sport que d'insciter l'humain à se dépasser soi même, plutôt que le concurrent ?

 

l'époque bénie (le participe bénit n'a cours que pour les choses consacrées par une bénédiction rituelle)

réputées (le nom classique est du féminin quand il s'applique à une course cycliste)

on est moins (pas de négation dans ce tour)

receler

débilitant

du Nord (il s'agit ici de la région de France)

caduque

à l'évidence

exhumer

cahoteux

aux aguets

s'en mêle (attention au sens !)

se parcoure (la locution il est rare que est toujours suivie du subjonctif)

inciter

soi-même (l'adjectif même est précédé d'un trait d'union quand il fait suite à un pronom personnel)