Que sont nos diplomates devenus ?

< décembre-janvier 2019 (H.-S. 103) >

Il fût un temps où, quelques tendues que fussent les relations entre états, on réusissait à se dire les pires choses avec une certaine retenue, voir avec élégance. Ce temps-là n'est plus. Aujourd'hui, sous le couvert du franc parler, on hésite plus à traîter, par tweets interposés, son interlocuteur d'imbécille ou de crétin, eût-on affaire à un dirigent qui représente des dizaines de millions des lecteurs. Il ne s'agit pas de faire ici l'éloge inconsidérée d'une époque qui n'échappait pas toujours à l'hypocrisie, les ronds-de-jambe d'alors traduisant souvent moins de sincérité que de calcul. Seulement de rappeler que, dans un univers voué de grès ou de force à la mondialisation, arrondir de temps à autres les angles ne nuit pas !

 

Il fut un temps (passé simple de l'indicatif, et non subjonctif imparfait)

quelque tendues que fussent (dans ce tour d'opposition quelque... que, quelque est adverbe, et donc invariable, quand il précède un adjectif)

entre États (majuscule obligatoire quand il s'agit de pays)

réussissait

voire

franc-parler

on n'hésite plus (il s'agit d'une construction négative)

traiter (il n'y a jamais eu d'accent circonflexe)

imbécile

dirigeant

d'électeurs (attention au sens !)

l'éloge inconsidéré (le nom éloge est du masculin)

ronds-de-jambe (quelquefois un « s » à jambe, mais jamais de traits d'union)

de gré ou de force

de temps à autre