De bon ou mauvais poil ?

< novembre-décembre 2019 (n° 470) >

Si elle reste largement prisée de ses dames, pour lesquels elle est signe de virilitée, la barbe divise nos chercheurs. Témoins deux études réalisées au printemps dernier, et aux résultats éminamment contradictoires. La première conclurait à son caractère peu higyénique, la dite barbe accueillant d'avantage de micro-organismes pathogênes que le pelage des cannidés : on vous laisse imaginer à quel lever de boucliers on n'a eu droit chez les adeptes du collier! En contrepartie, d'autres scientifiques se sont rendus compte, à la faveur d'une seconde étude, que les bactéries en question faisaient merveilles contre certaines de leurs consoeurs censées résister dorénavant aux antibiotiques. L'honneur est donc sauf !

 

de ces dames (des dames de qui, sinon ?)

pour lesquelles

virilité

Témoin (mot invariable quand il est employé sans déterminatif au commencement d'une proposition elliptique)

éminemment (de l'adjectif "éminent")

hygiénique

ladite barbe

davantage (jamais d'apostrophe quand le mot est synonyme de "plus")

pathogènes

canidés

quelle levée de boucliers

on a eu droit (le tour n'a rien de négatif)

se sont rendu compte (participe toujours invariable dans cette expression)

faisaient merveille

consœurs