Au gui l'an neuf !

< janvier 2018 (n° 451) >

Charmante, cette coutume qui veut que l'on s'étraigne sous le gui à l'occasion du Nouvel An ! Le mâdré Obélix lui-même ne s'était-il pas mis en tête d'aider le hasard et d'attirer sous ledit végétal l'afriollante Falbala, à seule faim de déposer sur chacune de ses joues roses tendres un bécaud brûlant  ? Las ! avant que la belle ne daigna se pointer s'étaient succédés sur place un centurion peu accomodant, une matronne rien moins que ragoûtante, et même son acolyte Astérix... Au bout du compte, et au grand dan de notre dom Juan, c'est son chien qui allait hériter de bisoux inversement proportionels à sa taille. Il y a décidément des années qui commençent mal !

 

s'étreigne

madré

affriolante

à seule fin

rose tendre (quand l'adjectif de couleur est composé de deux mots, aucun de ceux-ci ne varie)

bécot

daignât (il ne s'agit pas du passé simple, mais d'un subjonctif imparfait entraîné par la locution de temps avant que)

s'étaient succédé (participe toujours invariable, ce verbe ne se construisant jamais avec un COD)

accommodant

matrone

au grand dam

don Juan (au contraire du héros de Molière, le nom commun s'écrit toujours avec un « n »)

bisous

proportionnels

commencent (pas de cédille)