Bas les masques !

< février 2015 (n° 420) >

Fi de ces pîtres malsains qui, à la mi-octobre, prenaient à parti badauds et challands ! Au diable ces soit-disant clowns, lesquels s'étaient faits une spécialité de terroriser les moufflets ! À la trappe ces empêcheurs de fêter en rond, qui n'ont pas leurs pareils pour faire du rêve un cauchemard ! Place, dorénavant, à la liesse exhubérante et ô combien communicative du carnaval, aux débordements sympas d'une foule bonne enfant, au spectacle châtoyant et bigarré des costumes... Quoi qu'on en pense, le masque est là pour faire tomber les barrières, non pour en échaffauder de nouvelles : qu'il devienne gage d'impunitée, et l'on n'est pas prêt de retrouver la spontanéïté des mardis-gras d'antan !

 

pitres (l'orthographe traditionnelle ne met d'accent circonflexe que sur les mots bélître, épître et huître)

prenaient à partie (on prend parti pour quelqu'un, mais on prend quelqu'un à partie)

chalands

soi-disant

s'étaient fait une spécialité (le participe passé est ici invariable,le COD spécialité étant placé après lui)

mouflets

cauchemar (en dépit du verbe cauchemarder et de l'adjectif cauchemardesque)

exubérante

bon enfant (locution adjective invariable)

chatoyant (pas plus d'accent circonflexe qu'à chat, lequel est à l'origine de cet adjectif)

échafauder

impunité

pas près (puisque suit la préposition de, et non à)

spontanéité (jamais de tréma sur le i précédé d'un é)

mardis gras (pas de trait d'union)