Boire ou écrire, pourquoi choisir ?

< octobre 2016 (n° 438) >

Toi qui, des plus conscienceusement, sue sang et eau sur cette embarassante dictée, saches que ce mois d'octobre, le dizième de l'année, est l'occasion rêvée d'invoquer Saint-Bruno ! Non pas, il va sans dire, l'auteur de ces lignes allambiquées et riches en guet-apens de toute espèce, mais bien plutôt celui que l'on célébre dans quelques jours, le 6 pour être précis. D'abord parce que l'intéressé était un clair, l'un des plus fins lettrés du Moyen Âge, qui enseigna longtemps la grammaire. Mais aussi parce qu'il fonda l'ordre des chartreux, depuis l'or passés maîtres dans la fabriquation de la liqueur que l'on s'est. Quoi de mieux, décidemment, pour oublier que le participe ne nous a pas livrés tous ses secrets ?

 

consciencieusement

sues (accord avec l'antécédent du relatif, le pronom de la deuxième personne du singulier toi)

embarrassante

sache (comme ceux des verbes du premier groupe, l'impératif de savoir ne se termine pas par un « s » à la deuxième personne du singulier)

dixième

saint Bruno (ni majuscule à saint ni trait d'union quand il s'agit de la personne elle-même)

alambiquées

guets-apens

célèbre

clerc

depuis lors

fabrication

que l'on sait

décidément

livré (le nous qui précède n'est pas COD du participe passé, mais complément d'objet second)