Passe ton bac d'abord !

< juin 2016 (n° 434) >

Le mois de Juin ne serait pas ce qu'il est sans le piment du baccalauréat. Non que les résultats d'aujour'dhui aient de quoi effarroucher les foules : on n'est souvent plus près des quatre-vingt-dix pour cents de reçus que des soixante ! Mais c'est ainsi : la famille toute entière compâtit, communie dans l'angoisse, se reserre autour de la progéniture pour affronter cet ultime éceuil avant les vacances, au point que chacun, le verdicte tombé, aura le sentiment de les avoir bien gagné ! Au fond, le bac, c'est surtout ça : quelques grammes de nostalgie et d'entr'aide dans un monde de bruttes ! Coûtat-il cher, son utilité resterait-elle approuvée, il faudrait être fou pour lui préférer un contrôle continu sans âme aucune...

 

juin (minuscule aux noms de mois)

aujourd'hui

effaroucher

on est (pas de négation ici)

pour cent

tout entière (l'adverbe tout reste invariable quand il est suivi d'un adjectif commençant par une voyelle)

compatit (pas d'accent circonflexe, au contraire du verbe pâtir)

se resserre

écueil

verdict

gagnées (accord du participe passé avec son COD placé avant lui, à savoir le féminin pluriel vacances)

entraide

brutes

Coûtât-il (ne pas oublier l'accent circonflexe de l'imparfait du subjonctif, lequel exprime à la fois ici supposition et opposition)

à prouver