Roméo et juillet

< juillet 2018 (n° 456) >

Façon comme une autre de perpétuer le souvenir du franchisseur de Rubicond qui lui donna son nom ? Il semblerait que le septième mois de l'année — le cinquième autrefois ! — aida ses dames à se trouver un Jules. Sont-ce les conditions anticyclôniques qui se révellent propices aux étreintes torrides ? le désoeuvrement propre aux vacances qui inscite aux pires abandons ? le changement de décors qui pousse à tout recommencer ? Toujours est-il que nos mâles, d'ordinaire abatardis par un ammollissant train-train, s'y sont fréquamment senti renaître... Mais ne comptons point trop sur ces amours fantasmés pour durer : il est exeptionnel qu'en la matière les fruits tiennent les promesses des fleurs !

 

Rubicon (il s'agissait du fleuve franchi par César, non du synonyme de rougeaud)

aidât (imparfait du subjonctif entraîné par le conditionnel « il semblerait »)

ces dames (il ne pouvait être question du possessif, les dames n'appartenant pas au mois de juillet)

un jules (on avait ici affaire au « petit ami », d'où la minuscule propre aux noms communs)

anticycloniques

se révèlent

désœuvrement

incite

changement de décor

abâtardis

amollissant

fréquemment (de l'adjectif fréquent)

s'y sont (...) sentis renaître (le participe passé suivi d'un infinitif doit s'accorder avec les « mâles », ces derniers faisant l'action exprimée par ledit infinitif)

fantasmées (au pluriel, amour est traditionnellement du féminin)

exceptionnel