Quand la bise fut... repartie !

< juin 2018 (n° 455) >

La bise n'aurait plus la cote chez les dames. Plus d'une souhaiterait même que l'on en finit avec cette corvée qu'au fil des ans s'est vue imposer la seule gente féminine : les hommes, entr'eux, ne se contentent-ils pas d'une poignée de mains ? Passe encore que l'on se distribut bisous et poutous aux beaux jours, mais quand reviendra l'époque hiémalle, traditionnellement riche en influenzas, bronchyolites et autres virus peu sympa ? D'autant que la mise au rancard de cette coutume plus surranée que branchée dispenserait ses adeptes de se poser l'éternelle question : deux, trois, quatre ? Déjà qu'il fallait ôter précipitemment ses bésicles quand à l'horison se pointait un autre binôclard !

 

que l'on en finît (après un verbe comme souhaiter, il ne pouvait s'agir que du subjonctif, ici à l'imparfait)

s'est vu imposer (ce n'est pas la gent féminine qui impose la corvée, on la lui impose : le participe passé précédant l'infinitif doit pour cette raison rester invariable)

gent

entre eux (pas d'élision possible avec entre, hors certains noms composés)

poignée de main

distribue

hiémale

bronchiolites

peu sympas

mise au rancart

surannée

ou quatre

précipitamment

à l'horizon

binoclard