La géographie du pouvoir

< novembre 2017 (n° 449) >

À chaque président sa terre... d'élections ! Giscard aura beaucoup oeuvré pour l'Auvergne, région qu'a également popularisé le débonnaire Pompidou. François Mitterrand en pinçait plus tôt pour les Landes, qu'il parcourait à pieds, labrador en laisse, en hermite cultivé. Chirac et Hollande s'ancrèrent l'un et l'autre dans une Corrèze bien propre à contre-balancer le parisiannisme ambiant. Pour Macron, on a compris que ce serait Le Touquet : il y vote, il y flane, il en arpente nonchalemment la digue ! Une aubaine pour le dit lieu, dont un hebdomadaire satyrique paraissant le mercredi avait fait une « station balnéaire Normande » ! Seul Sarkozy aura joué les présidents intra muros, ne s'aventurant qu'occasionellement au-delà du boulevard périphérique...

 

terre d'élection (en dépit du contexte, rien à voir avec les élections : d'élection signifie « préféré(e), que l'on a choisi(e) »)

œuvré

popularisée (accord avec le COD qui précède, à savoir le pronom relatif « que », mis pour le féminin « région »)

plutôt

à pied

ermite (le « h » a aujourd'hui disparu)

contrebalancer

parisianisme

flâne

nonchalamment

ledit lieu

satirique (aucun rapport avec les drames satyriques du culte dionysiaque)

normande (pas de majuscule à l'adjectif)

intra-muros (voire intramuros, pour la nouvelle orthographe)

occasionnellement