Je tire ou je pointe ?

< août 2017 (n° 446)

S'il est une activité estivalle qui n'est pas prête de patir de l'essort des consoles, tablettes et autres passe-temps avants-gardistes, c'est bien l'éternelle pétanque ! Plus qu'un jeu, un état d'esprit. Plus qu'un rite, une religion, avec ses saints et ses martyres. Combien de badeaux se sont laissés plus ou moins consciamment happer par cette comédie aux cents actes divers, bercer par le doux cliquetis des boules qui s'entre-choquent, séduire par cette entracte si rare sur le parcours de notre vie trépidante ? Fermons, ne fut-ce qu'un instant, les yeux : les créatures drôlatiques de Pagnol ne sont jamais très loin. Elles nous parlent, avec cet inénarrable accent qui est celui des bohneurs simples.

 

estivale

pas près de (devant la préposition de, il ne peut s'agir que de l'adjectif prêt)

pâtir

essor

avant-gardistes (seul le second élément du nom composé prend la marque du pluriel, le premier étant un adverbe)

martyrs (à moins qu'il ne soit seulement question de femmes, ce qui est peu probable dans ce milieu !)

badauds

se sont laissé (...) happer (le participe passé suivi d'un infinitif ne peut s'accorder que si le sujet du verbe pronominal est aussi celui de l'infinitif)

consciemment (de l'adjectif conscient, lui-même avec un « e »)

aux cent actes divers

s'entrechoquent

cet entracte (ce dernier nom est du masculin)

ne fût-ce qu'un instant (imparfait du subjonctif et non passé simple de l'indicatif)

drolatiques (au contraire de drôles)

bonheurs