In vino veritas ?

novembre-décembre 2014 (n° 418) >

Si l'on n'en croit les résultats d'une étude américaine, que la plupart de nos médias a propagé à l'envie, il faudrait mieux, pour que l'on aie des chances de vivre longtemps, boire un peu — voire beaucoup — que pas du tout ! Et nous ne parlons pas en l'occurence d'eau minérale, il va s'en dire, mais belle et bien d'alcool... Quoiqu'il en soit, voilà une nouvelle qui remplira d'aise les assoifés de tout accabit ! S'il s'avère, des plus scientifiquement, que quelques demis supplémentaires retardent la mise en bière, pourquoi voudriez-vous que l'on tergiversa ? Il reste à s'assurer, sussureront de nombreux sceptiques, que la dite étude n'a pas été parrainée par un producteur de vins et spiritueux !

 

Si l'on en croit (pas de négation ici)

ont (accord du verbe, non pas avec la plupart, mais avec son complément)

propagés ou propagée (accord du participe passé avec résultats ou étude, possibles antécédents du COD que, placé avant lui)

à l'envi (pas de « e » final, l'expression signifiant ici « à qui mieux mieux »)

vaudrait mieux

ait (troisième personne du singulier du subjonctif présent)

en l'occurrence

il va sans dire

bel et bien (toujours invariable dans cette locution adverbiale)

Quoi qu'il en soit (en deux mots quand le remplacement par bien que se révèle impossible)

assoiffés

de tout acabit

tergiversât (subjonctif imposé par le verbe vouloir)

susurreront (comme la prononciation ne le laisse pas supposer !)

ladite (le participe passé dit se joint toujours à l'article défini)