Encore une histoire à dormir debout ?

(Hazebrouck, 2017)

« Une Nuit de la lecture, pour quoi faire ? », se seront demandé, goguenards, les scrogneugneux de service, enclins à dénigrer ces gadgets que, de tout temps, ont su inventer nos technocrates. Pourtant, peut-on souligner plus pertinemment l'étroite complicité qui unit la première et la seconde ? C'est l'évidence même pour le polar, qui devrait toujours s'attaquer à minuit et demi, peu après la bien nommée heure du crime. Ce l'est aussi pour le fantastique et l'épouvante, plus convaincants et oppressants que jamais dès qu'ils se drapent dans d'obscures ténèbres. Ne parlons pas davantage de la poésie, pour qui ladite nuit est promesse de cauchemars, visions psychédéliques et autres divagations propices à la création. Mais, au-delà de ces cas particuliers, c'est la littérature tout entière qui gagnerait à être consommée en nocturne : pour mieux s'immerger dans la fiction, ne sied-il pas en effet de larguer les amarres, d'estomper les contours, de reléguer dans une salutaire pénombre tout ce qui, peu ou prou, peut rappeler le train-train de nos existences médiocres et stéréotypées ? Quoi qu'il en soit, c'est nuit et jour que la lecture mérite d'être encouragée : ne constitue-t-elle pas l'antidote idéal, le plus efficace des garde-fous après les épisodes de sauvagerie que nous avons vécus.

 

TEST (destiné à départager d'éventuels ex æquo)

Le patronyme de ces écrivains n'a-t-il aucun secret pour vous ?

Maurice Maeterlinck, Guillaume Apollinaire, Jean Anouilh, Philippe Jaccottet, François Nourissier, Pierre Schoendoerffer, Françoise Mallet-Joris, Georges Perec, Michel Houellebecq, Amélie Nothomb.